Arts
martiaux chinois, Kung Fu, Tai Chi, Pa Kua... Rendus
célèbres en Occident par Bruce Lee et connus sous le nom de Kung
Fu, les arts martiaux chinois trouveraient leurs racines en 5000 avant J C,
avec des techniques de combats importées d'Inde. Les plus anciennes
traces archéologiques remontent à l'époque de Huang Di, l'Empereur
jaune, en 3000 avant notre ère, mais la première codification d'une
discipline attendra -2000 avec le Shuai-jiao (lutte Chinoise) l'un des ancêtres
du Judo et du Ju Jitsu japonais.
L'Art de la guerre acquit rapidement
le statut de classique, que tout lettré se devait de connaître en
profondeur. De ce fait, on peut lire l'influence durable de cette conception de
la victoire sans combat dans l'ensemble de la réflexion chinoise plus japonaise
sur la guerre. Pour beaucoup, le réel épisode fondateur du Kung
Fu ou Wushu reste la venue d'un moine indien, Da Mo (Bodhidharma), au temple Shaolin
pour développer le Bouddhisme Chan en Chine, il va enseigner des techniques
de méditation, chi kung, mais aussi des exercices physiques et des techniques
de combats pour améliorer la santé des moines et les rendre moins
vulnérables hors du monastère. la «Boxe Shaolin»
compose les techniques réparties dans les styles du Tigre, de la Grue,
du Léopard, du Serpent, du Dragon etc .Le Temple connut une histoire
mouvementée. Il subit la destruction des 3 Wu qui ordonnèrent sa
destruction par décret: Tai Wu Ti (556), Zu Wu Ti (692) et Zu Zhong (884).
Il fut également détruit en partie par des bandits en 589, abandonné
en 890 lors de l'abolition des monastères, puis de 960 à 975 par
décret impérial
Après une période de déclin,
le Temple de Shaolin retrouve son éclat sous la dynastie des Ming (1368-1644),
où il entretient des liens privilégiés avec la Cour Impériale.
Le moine Chang Wo (1376-1428) parcourt Okinawa, la Malaisie, le
Vietnam, la
Corée
L'influence de Shaolin sur le plan des arts martiaux va
se faire sentir dans toute l'Asie. C'est en 1644 que la dynastie des Ching
s'installe au pouvoir, c'est la fin des Ming, En 1662, Kang Hi, un nouvel empereur,
monte sur le trône. Il entreprend aussitôt la reconquête du
Sud de la Chine. Des monastères suspects sont rasés, des milliers
de rebelles executés
mais épargné Shaolin et ses moines.
En 1736, Kien Long décide d'en finir avec le monastère, centre
de nombreuses rebellions: le Temple Shaolin du mont Song est investi et en parti
détruit. Seuls 5 moines parvinrent à en réchapper. Ils donneront
naissance à 5 styles: Hung Gar, Liu Gar, Choi Gar, Li Gar et Mo Gar. Il
existe une certaine confusion concernant l'existence et la destruction du Temple.
En fait, il y eu jusqu'à 5 monastères qui portaient ce nom. Le plus
célèbre étant bien sûr celui du Hénan, ou Bodhidarma
vint enseigner le Chan. Il y eu ensuite celui du Fukien (sud de la Chine) plus
un troisième monastère situé dans la province du Hebei. Enfin
2 autres temples, un situé dans le Fukien et l'autre dans le Sichuan furent
entièrement détruis sous la dynastie des Ching. Comme tout ces monastères
furent détruits, brûlés et reconstruits à plusieurs
reprises au cours de leur histoire il s'en suit une confusion inévitable.
Néanmoins, quand un maître chinois fait référence au
Temple de Shaolin, il parle de celui du Hénan . Ce célèbre
monastère a lui aussi été en partie détruit et restauré
à plusieurs reprises. Sous le règne de l'empereur Kang Hi (1662-1722),
de nouveaux bâtiments furent construits, dans lesquels on peignit des fresques
martiales. Deux de ces fresques nous sont parvenues: peintes entre 1640 et 1800,
elles représentent des moines à l'entraînement. Autre relique
émouvante: les creux laissés dans le sol, dit-on, par les moines
au cours de leurs entraînements, et qu'on peut voir dans la salle dite des
1000 Bouddhas Si l'épisode du Mont Shaolin a lancé l'histoire
des arts martiaux chinois dits «externes», c'est au Mont Wudang qu'il
faut chercher l'origine communément acceptée des arts internes (neigong)
dans lesquels on classe souvent le Tai chi chuan. Situé au nord-ouest
de la province du Hubei, la montagne est l'un des principaux centres du culte
taoïste. Une vénération de Zhen Wu (le guerrier véritable)
et de Xuan Di (l'Empereur sombre) s'y est notamment développée sous
la dynastie des Song (960 à 1279 après J.C.). Ce serait le taoïste
Zhang San feng, basé au Mont Wudang, qui aurait créé le Tai
chi chuan dans sa forme originelle. Le Taï chi chuan est une pratique
chinoise dérivée de techniques de combats ancestraux dont le but
est l'accomplissement de soi. Relaxant, bon pour la santé, c'est aussi
une des techniques d'auto-défense les plus efficaces. Par la suite,
au fil des siècles, l'art du taï chi chuan se divisa en plusieurs
styles. On recense donc : Le style Chen: C'est le plus ancien. L'enchaînement
est caractérisé par une alternance de mouvements lents et souples
et des mouvements rapides et vigoureux.
Le style Yang: Ce style est le
plus répandu. Les mouvements souples et ininterrompus sont amples, les
postures martiales sont rapides. Le style Wu Yu: Ce style se distingue
par des mouvement d'ampleur réduite. Le style Sun: Ce style
se caractérise par des mouvements agiles et assez rapides.
Le style Wu Chien: Ce style se différencie par des postures inclinées
vers l'avant et des mouvement d'ampleur moyenne.
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